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Les prévisions sectorielles d’Atradius pour l’industrie automobile belge sont « sombres ». Cela signifie que, selon nos spécialistes du secteur, et comme indiqué dans le rapport Industry Trends - Automotive, le secteur local présente un risque crédit élevé et des performances d’entreprise faibles par rapport aux tendances à long terme.
Quelle est la cause du ralentissement actuel dans le secteur automobile ?
La Fédération belge de l'industrie de l'automobile et du vélo, FEBIAC, reconnaît que la production automobile locale a considérablement diminué au cours des 20 dernières années. DEn témoignent les fermetures de grands sites de production, tels que Renault Vilvoorde en 1997, General Motors à Anvers en 2010, Ford Genk en 2014 et Audi Bruxelles l’année dernière. Audi a indiqué que l’objectif était de réduire les coûts d’exploitation en délocalisant les activités de production vers des sites moins coûteux en Asie et au Mexique.
La pression sur les coûts de production n’est toutefois probablement qu’un des défis auxquels sont confrontés les constructeurs automobiles locaux. La plupart des constructeurs européens sont actuellement confrontés à une combinaison de facteurs : une faible demande (due à une confiance modérée des consommateurs) et une surcapacité structurelle, auxquelles s’ajoute la pression sur les coûts liée à la hausse des prix de l’énergie et de l’acier, ainsi qu’à des coûts de main-d’œuvre plus élevés que dans certains sites concurrents.
La transition vers les véhicules électriques, qui pourrait offrir de nouvelles opportunités aux constructeurs automobiles, se déroule de manière inégale, la lenteur de l’adoption par le marché étant encore aggravée par la faible confiance des consommateurs. Les remises en question par les dirigeants politiques de la date de sortie progressive des moteurs à combustion n’ont fait qu’accroître l’incertitude dans le secteur. Une question cruciale se pose aux constructeurs : dans quelle mesure doivent-ils continuer à investir dans les moteurs à combustion, ou doivent-ils changer de cap et se concentrer entièrement sur les véhicules électriques ?
Existe-t-il une volonté politique de soutenir l’industrie automobile belge?
Le gouvernement flamand a récemment accordé des subventions pour poursuivre la production de la Volvo EX30 électrique à Gand. Il s’agit actuellement du seul constructeur automobile restant en Belgique. Il ressort des déclarations politiques que ces subventions permettent de réaliser des investissements dans le site de Gand, garantissant ainsi son avenir, y compris pour d’autres marques chinoises de Volvo.
Le déclin de longue date de la production automobile en Belgique est une tendance relevée par la FEBIAC, qui reconnaît que le secteur automobile belge est en train de passer d’un modèle de production à un modèle axé sur le commerce et les services.
Il sera intéressant de voir comment l’investissement dans Volvo à Gand se traduira par de la croissance et si d’autres constructeurs choisiront à l’avenir de tirer parti des excellentes liaisons de transport de la Belgique.
Et qu’en est-il du secteur automobile dans d’autres pays ?
Pour le secteur automobile en Belgique, les perspectives sont sombres. Six grandes économies de la zone euro, dont la France et l’Italie, ont été évaluées au même niveau de performance. L’Allemagne, la Pologne et l’Espagne sont également classées comme « faibles », ce qui indique un risque crédit relativement élevé et des performances inférieures à la moyenne. En ce qui concerne le secteur mondial, seuls Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam ont en effet été jugés « bons », avec des performances supérieures à la tendance à long terme. Aucun pays n’a obtenu la mention « excellent ».
Vous souhaitez consulter en détail les perspectives et les chiffres relatifs à une région ou à un pays en particulier ?
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Foire aux questions sur le secteur automobile
Quelle est la taille de l’industrie automobile en Belgique ?
L’industrie automobile belge est concentrée en Flandre et, avant la fermeture de l’usine Audi près de Bruxelles, elle enregistrait un chiffre d’affaires annuel de 14,4 milliards d’euros.
Quels facteurs influencent le secteur automobile local en Belgique ?
Une demande modérée, des coûts de production élevés (notamment les coûts de main-d’œuvre, l’énergie et les droits d’importation) ainsi que l’incertitude politique au sein de l’UE concernant la transition vers les véhicules électriques ont un impact négatif sur le secteur.
Quelles sont les prévisions concernant le risque crédit dans le secteur automobile belge ?
La situation en matière de risque crédit dans le secteur est sombre. Les résultats d’exploitation sont inférieurs à la tendance à long terme et l’on prévoit une faible performance des entreprises.



