Cet article a été mis à jour le 17/07/2026
Vous recevez bientôt un partenaire commercial étranger ou vous vous rendez vous-même à l'étranger ? Dans ce cas, il ne suffit pas de préparer simplement votre agenda et votre présentation. Quiconque fait des affaires à l'international se rend vite compte que les règles de conduite, la communication et les attentes peuvent varier considérablement d'un pays à l'autre.
Ce qui nous semble aller de soi peut, ailleurs, paraître distant, trop direct ou au contraire ambigu. Or, c’est justement cette première impression qui détermine souvent la suite d’une relation.
Dans un monde où les distances semblent plus courtes que jamais et où la collaboration transfrontalière est une réalité quotidienne, les différences culturelles restent étonnamment déterminantes. Comment s’adresser à quelqu’un ? Quel degré de formalité adopter ? Quand faut-il aller « droit au but » et quand vaut-il mieux s’en abstenir ?
Dans cette série d’articles, nous vous faisons découvrir plusieurs pays et vous donnons des conseils pratiques pour gérer plus facilement et avec plus d’assurance vos relations d’affaires internationales. Commençons par le commencement : la première rencontre.
Lors d’une première rencontre, il peut arriver que l’on vous invite à prendre un verre après la journée de travail. Ne pas boire d’alcool pendant la journée est tout à fait acceptable, et le soir aussi, de plus en plus de personnes optent délibérément pour une alternative sans alcool. L’essentiel est de participer au moment : attendez que tout le monde soit servi, regardez-vous les uns les autres au moment de trinquer, car sept ans, c’est long… Ce que contient votre verre n’a, à cet égard, qu’une importance secondaire.
Les relations d’affaires italiennes sont souvent expressives, communicatives et enthousiastes. Les silences sont rares. N’hésitez pas à parler de culture, de gastronomie ou de voyages, mais évitez les sujets sensibles tels que la politique, les impôts ou la mafia.
Les conversations visent souvent à créer une ambiance propice avant d’aborder les affaires. Les sujets sûrs sont la famille, le sport (comme le cricket) et, à condition de s’y connaître, des thèmes de société plus larges. Évitez les sujets sensibles tels que la pauvreté ou les dépenses militaires.
Les manifestations publiques d’affection, comme les embrassades ou les baisers lors des salutations, sont tout simplement mal vues.
Choisissez quelque chose de typique de votre pays. Évitez les objets chargés de symbolisme tels que les horloges, les montres ou les parapluies.
Une conversation commence souvent par des sujets informels tels que la météo, les voyages ou la culture. Évitez la terminologie politique ou les références sensibles.
L’échange de cartes de visite se fait avec attention. Remettez-les et recevez-les à deux mains et prenez le temps de les examiner. Le respect s’exprime souvent à travers de petits gestes.
Singapour allie un environnement international et professionnel à de solides traditions asiatiques. Les entretiens de prise de contact sont souvent courts et ciblés, l’accent étant mis sur le statut et le rôle au sein de l’organisation.
Faire des affaires à l’international exige plus qu’une bonne préparation ou une offre solide. Cela nécessite également de comprendre comment les gens communiquent, établissent la confiance et prennent des décisions.
En prenant conscience de ces différences, on évite non seulement les situations délicates, mais on établit aussi plus rapidement des relations solides et durables. Et souvent, la différence réside justement dans les petits détails : la façon dont on s’adresse à quelqu’un, dont on écoute ou dont on mène une conversation.
Dans la prochaine partie de cette série, nous nous pencherons sur le déroulement de la réunion elle-même et sur la manière dont vous pouvez y faire la différence.